goums

Qui sommes-nous ?

Méthode initiée en 1970 par Michel Menu, grande figure du scoutisme français, les Goums s’adressent prioritairement aux jeunes de 20 à 35 ans.

Un raid Goum est formé de quinze à vingt personnes qui marchent pendant une semaine de manière itinérante en autonomie complète. En réponse à l’invitation de l’Évangile, il s’agit d’une aventure humaine et spirituelle : marche, jeûne, silence, méditation et fraternité sont au cœur de cette expérience de pauvreté.

 

Une communauté qui marche 

Les raids Goums sont ouverts à toutes les personnes de bonnes volontés, principalement des jeunes qui mettent leur tête et leurs jambes à la recherche de repères spirituels au début de leur vie active. Six à huit heures de marche par jour avec quelques dénivelés nécessitent d’être en bonne santé.

Un espace de liberté 

Les premiers qui, en 1970, ont tenté cette expérience se sont, au retour, appelés « Les Goums », parce que c’était un nom qui leur plaisait (Goum signifie « groupe » en arabe maghrébin). C’est l’histoire d’une tribu à dimension humaine, libre, d’une tribu en marche pour répondre à l’Appel d’en haut, à l’écoute des interrogations de jeunes en quête de valeurs qui donneraient du sens à leur vie. On participe la première fois à un raid Goum souvent par curiosité ; une fois, deux fois… ou plus. Après, chacun s’en retourne chez soi, riche d’une expérience faite de rencontres et de partages pour mieux éclairer son chemin. Librement.

Une expérience de pauvreté

Le caractère radical de l’aventure passe par le choix de la pauvreté : point d’hôtel le soir, mais des nuits à la belle étoile ; point de menus pantagruéliques, mais deux repas par jour à base de riz ; point de beaux atours, mais une djellaba aux multiples usages ; point de valises chargées de superflus, mais un sac à dos le plus léger possible, qu’on porte tout au long de la semaine. Et de bonnes chaussures de marche !

Une aventure humaine

Le Goum est riche de toutes les personnes qui le composent. On arrive au début de l’aventure sans connaître les autres Goumiers. On en repart habité par le sentiment de les connaître depuis toujours. Faisant l’expérience de notre vulnérabilité, on s’ouvre à l’autre. La charité fraternelle est à l’œuvre dans les Goums et permet de tisser des relations humaines authentiques.

 

Une aventure spirituelle

La plupart de ceux qui viennent en Goum sont des baptisés. Un prêtre les accompagne pour offrir à ceux qui le souhaitent la parole de Dieu et ses sacrements. Pour les Goums, le désert n’est pas un simple objet de curiosité ou une occasion d’aventure plus ou moins pittoresque. Le désert, pour eux, est un Lieu sacré. Ils y vivent sans artifice, comme des bédouins. Avec la pauvreté, la marche au long cours, la solidarité et les bivouacs à la belle étoile, ils en découvrent les pistes austères et les sommets. C’est seulement, en effet, quand on le vit dans sa vérité que le désert nous révèle ses incommensurables richesses, ses grands espaces et sa beauté, son silence qui nous rend notre intériorité, ses oasis de présence bouleversante de Dieu et ses sources de relations humaines authentiques.

 

Infos Pratiques

Le Raid Goum pour les nuls

 

Un raid goum consiste en une semaine de marche, une expérience de méditation et de vie fraternelle, le tout dans un esprit de pauvreté.

A mi-chemin entre randonnée et retraite spirituelle, nos raids ont toujours pour décor des zones désertiques : les grands causses de Lozère, les Cévennes, la Corse, mais aussi l’Espagne, l’Italie, le Maroc, le Liban, et même la Terre Sainte.

Les premiers raids goum ont eu lieu au tout début des années soixante-dix, à l’initiative de Michel Menu, un laïc engagé dans le scoutisme. Depuis, plus de quinze mille personnes ont participé, à l’occasion de plus d’un millier de raids.

Plus concrètement, pendant une semaine, on y fait l’expérience de relations fraternelles et du service des autres, au sein d’un groupe de 15 à 20 personnes, majoritairement entre vingt et trente ans, l’âge des grands discernements de la vie.

Un Goum est organisé par un Goumier expérimenté appelé « lanceur » et un prêtre catholique offrant à ceux qui le souhaitent un accompagnement spirituel.

Célébrée chaque matin, la messe est prolongée par un temps de méditation personnelle en silence, face à de splendides paysages. Ensuite, les journées comprennent généralement 6 à 8 heures de marche, seul ou en petits groupes. Le soir venu, on se retrouve pour un repas frugal principalement composé de riz, et une nuit sous les étoiles.

Sans lien avec une communauté ou un mouvement, le Goum vit de la spiritualité du désert : les Goumiers recherchent « le coeur à coeur avec Dieu et la charité fraternelle vécue dans des choses très simples », selon les mots de Mgr Benoît Rivière, lui-même Goumier.